Trois Britanniques reconnus coupables de complot terroriste
Trois musulmans britanniques accusés d'avoir préparé des attentats à l'aide d'explosifs liquides ont été reconnus coupables de complot terroriste.
Après cinq mois d'audience, Abdullah Ahmaed Ali, Assad Sarwar et Tanvir Hussain ont été jugés coupables de tentative de meurtre contre "des personnes inconnues".
Les jurés n'ont, en revanche, pas pu établir s'ils avaient l'intention de s'en prendre à des avions de ligne transatlantiques, comme le soutenait l'accusation.
Huit hommes, tous âgés d'une vingtaine d'années, comparaissaient dans cette affaire. L'un a été acquitté et les jurés ne se sont pas prononcés au sujet des quatre autres.
Selon l'accusation, Ali et ses coprévenus projetaient d'utiliser des explosifs liquides maquillés en boissons gazeuses pour faire sauter simultanément sept avions au moins à destination des Etats-Unis et du Canada, ce qui aurait pu se traduire par un bilan sans précédent.
Découvert en août 2006, le complot a aussitôt entraîné l'annulation de plusieurs milliers de vols et la mise en oeuvre de nouvelles mesures de sécurité concernant le transport des liquides.
VIDÉOS-TESTAMENTS
Les accusés disent avoir voulu attirer l'attention sur l'attitude des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne en Afghanistan et en Irak, mais nient avoir eu l'intention de faire sauter des avions.
Des vidéos-testaments dans lesquelles ils disent vouloir commettre des attentats ont été produites au procès. Des informations détaillées au sujet de vols au départ d'Heathrow et à destination du Canada, pour la plupart programmés entre août et octobre 2006, ont par ailleurs été découvertes dans une carte mémoire appartenant à l'un des suspects.
Toujours selon l'accusation, les plans d'un complot très élaboré figurent dans un agenda d'Ali, que le parquet présente comme le cerveau du groupe.
L'explosif devait être fabriqué à l'aide d'eau oxygénée et d'une substance organique, telle que le Tang, préparation pour boisson à l'orange.
Avant les délibérations du jury, qui ont duré plus de 50 heures, tous les accusés à l'exception de celui qui a été acquitté, avaient reconnu avoir distribué des vidéos inspirées d'Al Qaïda annonçant des attentats en Grande-Bretagne.