Adidas - Tapie a-t-il été reçu vendredi à l'Elysée ?

Publié le par Bagnères de Bigorre

Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, a affirmé pour sa part qu’il examinerait « dès que possible » la transaction favorable à l’homme d’affaires.

« Je demande au secrétaire général de l’Elysée de dire la vérité immédiatement : Bernard Tapie a-t-il été reçu à l’Elysée hier (NDLR : vendredi) ? ». Dans un communiqué, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l’égalité a demandé samedi à Claude Guéant de confirmer ou de démentir une éventuelle visite de l’ancien homme d’affaires Bernard Tapie. « Si cette visite discrète, voire secrète, était vérifiée, cela poserait de très graves questions sur le rôle de l’Elysée dans la décision d’arbitrage rendue en faveur de Bernard Tapie », dans le contentieux qui l’oppose au Crédit Lyonnais, estime Faouzi Lamdaoui, réagissant à une information du site Internet Bakchich. Selon ce dernier, dont l’information est reprise par le Figaro. fr, l’ancien homme d’affaires aurait été perçu par l’une de ses journalistes à l’Elysée vendredi après-midi, où il aurait été reçu par le secrétaire général adjoint du Palais, François Pérol. Interrogé par Bakchich, Bernard Tapie a démenti.

« Si j’y étais allé, je vous le dirais, je vous raconterais même pourquoi et qui j’ai vu », a déclaré celui qui a affirmé jeudi, lors de son audition par la commission des finances de l’Assemblée nationale, que la « main du pouvoir » n’était pas intervenue dans la décision controversée de recourir à l’arbitrage. Contacté par Reuters, l’Elysée a indiqué samedi soir qu’il ne souhaitait faire aucun commentaire sur cette information. Le PS et le Modem ont demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire après l’indemnisation record de 285 millions d’euros à la charge de l’Etat, contestant le recours à la procédure d’arbitrage et soupçonnant l’Elysée d’être intervenu.

« Noblesse d’Etat »
Fadela Amara a pris la défense hier de l’ancien ministre socialiste en expliquant les ennuis judiciaires de l’ancien homme d’affaires par son « appartenance à la classe populaire ». « Je me rappelle qu’un certain ministre qui s’appelait Bérégovoy avait à l’époque été décrié parce qu’il appartenait à la classe populaire. Tapie n’échappe pas non plus » à cela a déclaré la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville qui dit avoir éprouvé elle aussi depuis son entrée au gouvernement cette « sorte de mépris social de cette noblesse d’Etat qui existe et qui n’aime pas trop que des gens essaient d’y arriver malgré leur appartenance en terme de classe ».

Enfin, Philippe Séguin, le premier président de la Cour des comptes, a promis d’examiner « dès que possible » le règlement du contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, dans une lettre adressée à la vice-présidente du Front national Marine Le Pen qui l’interrogeait sur le sujet. Le service de presse de la Cour des comptes, qui a précisé qu’il n’y avait eu aucune saisine en l’espèce, a confirmé que Philippe Séguin « exprimera à cette occasion son appréciation sur les modalités » de la transaction et « pourra décider des suites opportunes, dans le cadre défini par le code des juridictions financières ». Edition France Soir


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