L'Adour, de Campan à Bayonne

Publié le par Bagnères de Bigorre

L'Adour est un fleuve du bassin aquitain dans le sud-ouest de la France. L'importance vitale de son cours pour ses riverains a donnée l'inspiration à un poète chanteur régional, Edmond Duplan, avec son " Hymne à l'Adour ".
D'une longueur de 335 km, il prend sa source dans le massif pyrénéen du Pic du Midi de Bigorre, au col du Tourmalet, (Hautes-Pyrénées) et se jette dans l'océan Atlantique après Bayonne, à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques) pour la rive gauche.

L'Adour se forme dans la vallée de Campan en Haute-Bigorre de la réunion de trois torrents :

  • l'Adour de Payolle, du massif de l'Arbizon (2831 m),
  • l'Adour de Gripp, du massif du pic du Midi de Bigorre (2877 m)
  • l'Adour de Lesponne, du massif de Lascours (2488 m),

L'Adour s'écoule vers le nord sur près d'une centaine de kilomètres à travers les Hautes-Pyrénées jusqu'au département du Gers. Là, il s'oriente vers l'ouest, contournant le vignoble de Madiran, et rejoint le département des Landes où il sépare les côteaux prépyrénéens de Chalosse (au sud) des Landes de Gascogne (au nord).

Il est rejoint à Port-de-Lanne par les Gaves réunis, de débit supérieur, qui apportent les eaux du Lavedan, du Haut-Béarn et de Soule. Puis il se jette dans l'océan Atlantique entre les Pyrénées-Atlantiques (Anglet) et les LandesTarnos).

Autrefois, l'Adour se terminait par un delta correspondant au Maremne, autour de son estuaire principal de Capbreton. Son exutoire actuel dans l'Atlantique, à hauteur d'Anglet, lui a été donné en 1578.

L'Adour est un des rares fleuves européens à posséder encore des frayères à saumons (Salmo salar).

Principaux affluents 

Le bassin de l'Adour est le bassin versant de l'Adour et de ses affluents. Les principaux affluents de l'Adour sont :

1) en Haute-Bigorre, les trois branches fondatrices sont :

l'Adour de Payolle, du massif de l'Arbizon (2831 m), l'Adour de Gripp, en provenance du Tourmalet (2 114 m) l'Adour de Lesponne, en provenance de la Hourquette d'Ouscouaou,


suivies de :

l'Oussouet


2) en Rivière-Basse, de Maubourguet à Riscle (Hautes-Pyrénées et Gers) :

  • l'Échez
  • l'Estéous
  • le Louet
  • l'Arros
    • le Bouès

3) Armagnac & Vic-Bilh, de Riscle à Aire-sur-l'Adour :

  •  le Bergons
  •  le Saget
  •  le Léez

4) Pays de Marsan rive droite et Chalosse rive gauche, d'Aire-sur-l'Adour à Sainte-Marie-de-Gosse :

  •  le Bahus
  •  le Gabas
  •  la Midouze, formée de la réunion du Midou et de la Douze (rivière),
  •  le Louts
  •  le Luy, ou les Luy réunis, formés du Luy de France et du Luy de Béarn.

4) Pays de Gosse et de Seignanx rive droite et Pays basque rive gauche

  •  les gaves réunis formés de la réunion du gave de Pau et du gave d'Oloron,
  •  la Bidouze, en provenance des Arbailles,
  •  l'Aran (rivière), en provenance du Baïgura,
  •  l'Ardanabia
  •  la Nive, à Bayonne.

Histoire 

L'Adour entretenait une forte activité de transport de marchandises sur galupes (gabarres landaises), permettant d'écouler la production de l'intérieur du Sud-Ouest et notamment les vins des vignobles gascons. Cette activité perdura jusqu'à l'orée du XXe siècle où elle s'inclina devant l'arrivée du train, plus rapide et plus économique. Les quatre principaux ports de l'Adour étaient, par ordre décroissant de tonnage réalisé :

  • Mugron
  • Saint-Sever
  • Hinx-sur-l'Adour
  • Dax

À cela, il convient d'ajouter le trafic en provenance du port de Mont-de-Marsan, empruntant la Midouze avant de rejoindre l'Adour à hauteur de Tartas.


L'Adour à Aire-sur-l'Adour

Aujourd'hui encore, l'Adour sert de vecteur d'exportation de certaines productions locales comme le maïs.

 

 



Publicité

Publié dans Environnement

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Super merci pour cet article sur l'Ardour !
Répondre