Sept policiers accusés de faire sauter des PV

Publié le par Bagnères de Bigorre

A Paris, une dizaine de personnes, dont sept policiers en poste au service du traitement des contraventions, ont été placées en garde à vue mercredi, à Paris, soupçonnées de «corruption active». Selon les premières investigations, elles auraient  fait «sauter des contraventions», pour une centaine d'euros à chaque fois, et offert d'épargner les points de permis concernés par ces contraventions.

Elles auraient proposé l'indulgence pour ces points, moyennant également une somme de 100 euros le point enlevé. 
 pour avoir fait notamment «sauter» des contraventions. Ils se faisaient parfois régler en nature, en recevant notamment des bouteilles de vin.

Ces dix personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une commission rogatoire de la juge Brigitte Jolivet qui instruit depuis mars 2008 une information judiciaire contre X pour «corruption passive par personne dépositaire de l'autorité publique» et «corruption active de personne dépositaire de l'autorité publique». Ces chefs sont passibles de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.

Elles se trouvaient toujours en garde à vue jeudi en fin d'après-midi.

Parmi les suspects figurent quatre policiers du Service de traitement du contentieux et des contraventions (STCC) de la Préfecture de police (PP), ainsi que trois anciens membres, affectés dans d'autres services de police. Un brigadier-major du STCC, ainsi que son épouse, elle aussi brigadier de police, font partie des personnes mises en cause. Un ancien officier qui avait grade de capitaine de ce service, affecté depuis dans le département des Hauts-de-Seine, est lui aussi mis en cause.

Des sociétés de taxis et des gérants d'entreprises auraient bénéficié de ces «indulgences».

L'affaire a débuté en 2005 à la suite du dépôt de plainte d'un particulier à qui un ou des suspects auraient «proposé un marché» pour un PV, ce qu'il a dénoncé. Les suspects ont été confondus par des écoutes téléphoniques, selon une source proche du dossier.

On ignorait, en l'état de l'enquête, l'ampleur des gains cumulés dans cette affaire, ni le nombre de bénéficiaires.

En avril 2007, un policier parisien avait été condamné à Paris à six mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir accepté divers cadeaux en échange de l'annulation de contraventions. Le parisien







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Publié dans Faits divers

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