Sarah Chiche " L'inachevée ". Haine ou pardon ?

Publié le par Bagnères de Bigorre

Alors qu'elle n'est encore qu'une petite fille, Hannah est ballottée entre la folie destructrice de sa mère, la perversité des innombrables amants de celle-ci, et les caquetages insensés des autres membres de sa drôle de famille. Et puis, il y a son père, mort d'un cancer foudroyant alors que la gamine n'avait pas deux ans. Entre lui et Hannah, un rendez-vous manqué, un inachevé dont elle ne peut faire le deuil.
Mais l'inachevée, c'est aussi Hannah elle-même, petit clown triste qui n'arrive pas à trouver sa place dans une vie qu'elle conjugue au passé décomposé.
Comment sauver sa peau quand le roman familial prend toute la place et que les mots des autres dévorent l'espace du rêve ?
Croyant fuir son destin, Hannah se promènera de corps en corps et choisira les mirages d'un exil doré en Asie, avant de sombrer dans la mélancolie. Quand elle renaîtra à la vie, elle comprendra que pardonner l'innommable est peut-être la seule voie possible pour pouvoir prendre son envol et enfin tourner la page.

Reporter à la télévision, directrice d’une collection littéraire autour de la liberté sexuelle, étudiante en psychologie, Sarah Chiche a eu elle aussi plusieurs vies avant de s’exposer dans ce premier roman. La violence des sentiments est là comme dans cette scène d’une rare brutalité où la petite Hannah est plongée de force par sa mère dans un bain où trempe déjà son beau-père libidineux. Mais l’écriture s’essouffle souvent dans une ponctuation aléatoire et dans des enfilades de termes alambiqués. L’histoire d’Hannah, suffisamment brutale pour être touchante, n’avait pas besoin de cela.
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Publié dans Art & Culture

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