« Ne fais pas le mariole » Histoire & légendes de Campan
Faire le Mariole À La Séoube, petit village typique entre Sainte-Marie de Campan et le col d'Aspin, un épaulement montagneux porte le nom de Sarrat de Gaye. En occitan, un sarrat est une colline isolée.
Le 27 décembre 1767 naquit à La Séoube un garçon de la famille Gaye-Mariole. Devenu jeune homme, c'est un gaillard immense, de près de 2,10 m. Gaye-Mariole doit son service obligatoire à l'armée de la République, puis de l'Empire. Il quitte sa vallée et sera de presque toutes les campagnes du Directoire et de Napoléon.
En 1792, il est tambour-major dans le 2e bataillon des Hautes-Pyrénées ; il guerroie à la frontière espagnole, puis en Italie. En 1797, le 26 nivose, il est gravement blessé à la bataille d'Anguiarion. Ses deux cuisses traversées par une balle, les médecins l'ont condamné ; mais à la surprise de tous, il guérit. En récompense de sa bravoure, son général lui offre une carabine d'honneur. En 1800, il intègre le corps d'élite des grenadiers de la Garde impériale. Le 15 pluviôse, an XIII (5 février 1804), il reçoit la Légion d'honneur des mains mêmes de l'Empereur qui lui dit : « Voici pour l'Indomptable. »
Mais pourquoi le nom de Gaye-Mariole est-il resté dans le langage populaire le synonyme de pitre ? Cette anecdote remonte au traité de Tilsitt. L'Empereur et le Tsar doivent se rejoindre sur un radeau, au milieu du Niémen. Gaye-Mariole monte la garde sur le radeau où le traité doit être signé. Comme Napoléon approche, Gaye-Mariole lâche son fusil et empoigne une pièce de 4, le plus petit des canons de campagne. Au garde-à-vous, il présente le tube du canon contre sa poitrine. L'Empereur s'en amuse et le dialogue suivant aurait eu lieu : « Ah ! Je sais ton nom, tu t'appelles l'Indomptable. — Oui, Sire. — Et que vas-tu faire pour saluer « l'autre » tout à l'heure ? — Sire, je vais reprendre mon fusil. C'est assez bon pour lui.» L'Empereur, satisfait, lui fait donner une gratification de deux mois de solde. C'est depuis lors que circule dans la Grande Armée l'expression : « Ne fais pas le mariole ».
Le 27 décembre 1767 naquit à La Séoube un garçon de la famille Gaye-Mariole. Devenu jeune homme, c'est un gaillard immense, de près de 2,10 m. Gaye-Mariole doit son service obligatoire à l'armée de la République, puis de l'Empire. Il quitte sa vallée et sera de presque toutes les campagnes du Directoire et de Napoléon.
En 1792, il est tambour-major dans le 2e bataillon des Hautes-Pyrénées ; il guerroie à la frontière espagnole, puis en Italie. En 1797, le 26 nivose, il est gravement blessé à la bataille d'Anguiarion. Ses deux cuisses traversées par une balle, les médecins l'ont condamné ; mais à la surprise de tous, il guérit. En récompense de sa bravoure, son général lui offre une carabine d'honneur. En 1800, il intègre le corps d'élite des grenadiers de la Garde impériale. Le 15 pluviôse, an XIII (5 février 1804), il reçoit la Légion d'honneur des mains mêmes de l'Empereur qui lui dit : « Voici pour l'Indomptable. »
Mais pourquoi le nom de Gaye-Mariole est-il resté dans le langage populaire le synonyme de pitre ? Cette anecdote remonte au traité de Tilsitt. L'Empereur et le Tsar doivent se rejoindre sur un radeau, au milieu du Niémen. Gaye-Mariole monte la garde sur le radeau où le traité doit être signé. Comme Napoléon approche, Gaye-Mariole lâche son fusil et empoigne une pièce de 4, le plus petit des canons de campagne. Au garde-à-vous, il présente le tube du canon contre sa poitrine. L'Empereur s'en amuse et le dialogue suivant aurait eu lieu : « Ah ! Je sais ton nom, tu t'appelles l'Indomptable. — Oui, Sire. — Et que vas-tu faire pour saluer « l'autre » tout à l'heure ? — Sire, je vais reprendre mon fusil. C'est assez bon pour lui.» L'Empereur, satisfait, lui fait donner une gratification de deux mois de solde. C'est depuis lors que circule dans la Grande Armée l'expression : « Ne fais pas le mariole ».
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