Nouveaux biens culturels classés au patrimoine mondial de l'Unesco

Publié le par Bagnères de Bigorre

L'été n'a pas vu que l'ajout de sable Lafarge pour les plages de Paris. Il a aussi vu l'ajout de nouveaux sites dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, du Vauban et du Bauhaus.

Le Comité réunit pour sa 32ème session a consacré les fortifications de Vauban en France et les cités du modernisme de Berlin. Les cités allemandes de style moderne témoignent de la politique innovante de l'habitat de 1910 à 1933, tant en urbanisme qu'en architecture ou en paysagisme, ayant contribué à l'amélioration des conditions de vie des personnes à faibles revenus. Le style Bauhaus tout en courbes et formes géométriques et cubistes, issu de l'école architecturale créée dans les années 20 et l'Allemagne de l'immédiate après-guerre par Walter Gropius, est caractéristique du Mouvement moderne. Aujourd'hui porté aux nues du patrimoine mondial de l'Unesco, le style Bauhaus a été mis au ban de la société, condamné par le nazisme pour "entartete kunst" ou art dégénéré.

Les architectes qui ont œuvré dans le Style international voulaient rompre avec la tradition architecturale, et sont venus à des volumétries simples, sans ornementation. Les matériaux privilégiés furent le verre pour les façades, l’acier pour les supports extérieurs et le béton pour les planchers et les supports intérieurs. Les plans étaient fonctionnels et logiques. Le style devint plus évident pour les gratte-ciel. Les monuments les plus célèbres sont peut-être le bâtiment des Nations unies de Le Corbusier, Oscar Niemeyer et Sir Howard Roberton, le Seagram de Mies van der Rohe et le Lever House de Skidmore, Owings et Merrill, tous à New York ; et en ce qui concerne les villas, la Lovell House de Richard Neutra à Los Angeles.

Les détracteurs du Style international mirent en avant le manque d’humanité et de chaleur de cette géométrie cubique aride et sans compromission. Le Corbusier avait décrit ses immeubles comme des « machines à habiter », mais les gens ne sont pas des machines et on lui suggéra que les gens ne voulaient pas vivre dans des machines. Même Philip Johnson admit qu’il en avait assez des boîtes (« bored with the box »). Depuis le début des années quatre-vingt, beaucoup d’architectes ont délibérément cherché à échapper aux lignes droites en variant les styles. Au milieu du siècle certains commencèrent à expérimenter des formes organiques qu’ils estimaient plus proches de la sensibilité humaine et plus accessibles. Alvar Aalto et Eero Saarinen furent deux architectes et designers parmi les plus prolifiques de ce courant qui influença le modernisme contemporain.




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Publié dans Patrimoine

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