L'éolienne a la peau des chauves-souris
À en juger par les cadavres à proximité des hélices, Jacques Blancard, ancien secrétaire général de l'Observatoire de l'énergie, n'est pas le seul à ne pas aimer les éoliennes : la chauve-souris aussi ! Mais pourquoi toutes ces morts de chauves-souris : la société canadienne d'exploitation des fermes éoliennes du Sud de l'Alberta a chargé les chercheurs de l'université de Calgary d'éclaircir le mystère.
On pourrait penser que la cause exacte des décès de chauves-souris est le contact avec les hélices des éoliennes, mais la vérité est ailleurs, leur mécanisme d’orientation (l'écholocation) étant très performant. L’écho des ultrasons qu'ils émettent permet à ces mammifères de localiser avec précision un objet, et de déterminer aussi bien sa taille que son mouvement. Les chauves-souris autopsiées ont révélé des hémorragies internes au niveau des poumons. La chauve-souris, qui malgré son déplacement dans les airs reste un mammifère, est victime, contrairement aux oiseaux, de la chute de pression aux abords des pales en rotation.
La chauve-souris se déplaçant dans la majeure partie des périodes migratoires lors de vents faibles, il faudrait augmenter le seuil de vent minimal déclenchant la rotation afin de sauver les chauves-souris du « barotraumas ».
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